
Louis Peyret Lacombe, co-fondateur de StreetLinker, part d’un constat terrain que beaucoup d’agents connaissent : devant un panneau, l’intention est forte… mais elle se perd vite. Le passant n’appelle pas toujours “sur le moment”, l’agent ne décroche pas forcément, et en dehors des horaires (soir, week-end) la majorité des contacts potentiels s’évapore.
Avec StreetLinker, le panneau devient un point de contact digital : un QR code dynamique qui permet, au bon endroit et au bon moment, de consulter le bien, laisser ses coordonnées, demander une estimation, découvrir l’agence… Le résultat est mesurable : un test A/B mené avec une agence partenaire a montré +40 % de leads avec un panneau StreetLinker versus un panneau classique.
Dans cette interview “terrain”, Louis partage ce qui change vraiment pour les pros : des leads locaux (captés 24/7), une qualification plus propre, et surtout des données (scans, clics, taux de conversion, horaires/pics) qui transforment l’affichage en outil pilotable — comme du digital, mais dans la rue.
StreetLinker : découvrir la démo / le fonctionnement et le site officiel.
Retrouvez toutes nos interviews “Les Pros de l’Immo – L’Essentiel” : voir la rubrique.

Quel constat de terrain vous a conduit à créer StreetLinker et à repenser l’usage des panneaux immobiliers ?
StreetLinker est né d’un constat très simple, mais très concret, vécu sur le terrain.
D’abord, on s’est rendu compte que beaucoup de piétons n’appellent pas directement le numéro affiché sur un panneau.
Pas parce qu’ils ne sont pas intéressés, mais parce qu’ils ne sont pas disponibles à l’instant T.
Ils prennent une photo du panneau… et rappellent plus tard — quand ils n’oublient pas.
Ensuite, quand le piéton appelle immédiatement, il y a un autre problème :
l’agent ne décroche pas toujours.
Et plus le temps passe, plus le prospect se refroidit.
Résultat : une intention forte… qui se perd.
On a aussi observé que le soir, en semaine, ou le week-end, beaucoup de piétons n’osent même pas appeler, en se disant que l’agent est hors horaires.
Ils prennent une photo, se disent « je rappellerai »… et l’agence passe à côté de nombreux contacts.
Autre point clé : le manque de qualification.
Un panneau classique ne permet pas de présenter le bien, ni de comprendre le projet du prospect.
L’agent récupère un appel — quand il y en a un — sans contexte, sans infos, sans vraie qualification.
C’est à partir de là qu’on a voulu repenser totalement l’usage du panneau.
Pour valider l’intuition, on a réalisé un A/B test avec une agence ORPI partenaire :
-dans la même rue, un panneau classique
– et un panneau avec QR code StreetLinker.
Le résultat a été sans appel : +40 % de leads avec le panneau StreetLinker.
À ce moment-là, on a compris une chose :
le panneau immobilier ne devait plus être un simple support d’affichage,
mais un véritable point de contact digital, disponible à tout moment.
Et c’est comme ça que l’aventure StreetLinker a commencé.

En quoi un panneau peut-il devenir aujourd’hui un véritable outil de prospection, au-delà de sa fonction de signalétique ?
Aujourd’hui, un panneau immobilier classique se contente d’informer.Un panneau Streetlinker lui travaille.
Nos panneaux ne sont plus passifs : ce sont de véritables commerciaux de terrain, actifs 24h/24, 7j/7.
Les agents peuvent obliger les piétons de laisser leurs coordonnées pour accéder aux détails du biens du coup grâce au QR code dynamique, chaque passant peut :
• demander une estimation,
• laisser ses coordonnées,
• consulter les biens,
• découvrir l’agence…
au moment précis où l’intérêt est le plus fort : devant le bien.
Résultat :
• on transforme un simple regard en contact qualifié,
• un panneau en point d’entrée digital,
• et une rue en canal de prospection.
Là où la signalétique dit « ce bien est à vendre »,
Streetlinker dit « parlons de votre projet ».
Et surtout, tout est pilotable à distance :
on change les liens, on teste des messages, on optimise la conversion… sans jamais remplacer le panneau.
Nos panneaux ne signalent pas, ils prospectent et ils le font en continu, sans effort supplémentaire pour l’agence.

Quels résultats concrets observent les agents qui utilisent StreetLinker (leads, mandats, notoriété locale) ?
Aujourd’hui, les agences qui utilisent StreetLinker observent en moyenne :
• 8 contacts acquéreurs par mois avec une flotte de 10 panneaux,
• 3 demandes d’estimation par mois générées directement depuis les panneaux,
• 84 % de nos partenaires reçoivent leurs premiers contacts dès le premier mois,
• et surtout 23 % des piétons qui scannent un panneau acceptent de laisser leurs coordonnées lorsque le formulaire obligatoire est activé.
Ce sont des leads locaux, captés au bon endroit et au bon moment, avec une intention réelle.
Au-delà des leads, StreetLinker a aussi un impact fort sur la notoriété locale.
Des panneaux plus visibles, plus modernes, avec des designs différenciants, renforcent l’image d’une agence dynamique, innovante et bien implantée sur son secteur.
Autre point clé : la donnée.
Les agents accèdent à des rapports de performance détaillés :
• nombre de scans,
• liens cliqués,
• taux de conversion,
• horaires et pics de passage.
Ces données deviennent de véritables outils d’aide à la négociation :
• pour justifier la pose d’un panneau lors d’un rendez-vous vendeur,
• pour démontrer l’efficacité de l’affichage avec des chiffres concrets,
• et, en immobilier professionnel, pour analyser les pics de passage selon les horaires ou les jours et affiner la stratégie commerciale.

Comment voyez-vous l’évolution des supports physiques dans un environnement immobilier de plus en plus digitalisé ?
Les supports physiques ne vont pas disparaître Ils vont devenir mesurables et intelligents.
Dans l’immobilier, le panneau reste un pilier : il capte l’attention localement, là où tout se joue.
Mais son rôle évolue : il ne peut plus être simplement visible, il doit être performant.
Plus tard les supports physiques deviennent capables de :
• générer des interactions,
• capter des données,
• et surtout mesurer l’impact réel d’une campagne d’affichage.
Grâce au tracking du QRCODE, on sait :
• combien de personnes interagissent avec un panneau,
• quels supports performent le mieux,
• et quelles rues ou emplacements génèrent le plus de contacts.
On passe d’un affichage “on espère que ça marche”à un affichage piloté, analysé et optimisé.
Le support physique de demain sera connecté, mesurable et orienté résultats exactement comme le digital

Quel conseil donneriez-vous à un professionnel de l’immobilier qui souhaite optimiser sa prospection locale sans dépendre uniquement des portails ?
Le premier conseil, c’est de reprendre la maîtrise de sa visibilité locale… et de vraiment se différencier.
Aujourd’hui, beaucoup d’agences utilisent les mêmes codes, les mêmes panneaux, les mêmes messages.
Résultat : on voit… mais on ne remarque plus.
On est convaincus que la prospection locale commence par là :
des panneaux originaux, avec des designs forts, pensés pour attirer l’œil et marquer les esprits.
Un panneau bien placé + un design différenciant =
• plus d’attention,
• plus de scans,
• plus de contacts.
Ensuite, on connecte ce support physique au digital :
QR code, liens trackés, demandes d’estimation, suivi des clics…
Le panneau ne fait plus que signaler un bien, il devient un outil de prospection mesurable.
L’objectif n’est pas de supprimer les portails, mais de rééquilibrer la stratégie :
moins de dépendance, plus d’impact local, et une identité forte sur son secteur.




