
Alex Chauvin cofondateur de Rivage, Alex Chauvin s’attaque à l’un des points de douleur les plus concrets du secteur : la gestion locative sous tension, coincée entre marges serrées, exigences réglementaires et avalanche de sollicitations (quittances, relances, demandes récurrentes, pièces, factures…).
Sa conviction est simple : la promesse “gérer 2x plus de lots sans recruter” ne repose pas sur un miracle, mais sur une exécution mieux outillée — automatisation de la comptabilité du quotidien, centralisation des échanges et réduction des micro-tâches invisibles qui grignotent les journées et épuisent les équipes. À la clé : moins d’erreurs, moins d’interruptions, et un métier qui redevient plus calme, plus pilotable, et plus orienté cas complexes.
Dans cette interview, il détaille où se cachent les vrais gains de productivité, ce qui ne devrait plus jamais être fait “à la main” en 2026, et pourquoi l’adoption digitale diffère entre ADB, agences traditionnelles et réseaux structurés.
“Gérer 2x plus de lots sans recruter” est une promesse forte. Concrètement, quels sont les points de friction opérationnels que Rivage élimine en priorité dans une agence ou chez un ADB ?

D’abord, la compta du quotidien : appeler les loyers, synchroniser la banque et rapprocher les paiements, générer et envoyer les CRG et quittances, lire par OCR les factures… Dans beaucoup d’agences, ça finit en aller-retour entre banque, logiciel, Excel et mails. Rivage automatise ces étapes et rend l’info claire tout de suite. Moins de temps perdu, moins d’erreurs, moins de stress.
Ensuite, le flux de demandes : “où en est mon dossier ?”, “je n’ai pas reçu la quittance”, pièces manquantes, relances… tout arrive en vrac et coupe la journée. Rivage centralise ces échanges et un agent IA gère les demandes simples, en escaladant au bon moment. Résultat : moins d’interruptions et une équipe plus disponible pour les vrais sujets. Tout ça, c’est sur www.rivage.immo.
La gestion locative est souvent vue comme un métier sous tension (marges, normes, attentes clients).
Selon vous, où se situe aujourd’hui le plus gros gisement de productivité inexploité ?
Dans les micro-tâches invisibles : chercher une info, vérifier un montant, retrouver un document, réexpliquer une règle. Ça paraît petit, mais répété toute la journée, ça plombe la productivité. Personne ne le “voit” dans un tableau, mais tout le monde le vit. C’est là qu’on peut gagner beaucoup, rapidement. Dans la pratique, Rivage propose un logiciel simple d’utilisation où la majorité de ces tâches sont automatisées ou réalisables en 3 clics.
L’autre gisement, c’est la standardisation : trop de process sont “dans la tête” de deux personnes clés. Dès qu’elles sont absentes, tout ralentit et la qualité varie. En rendant les règles et les contrôles clairs (et automatisés), on stabilise l’exécution. Et on évite les retours en arrière qui coûtent cher.
Vous avez connu l’avant et l’après “outils nouvelle génération”.
Quelles tâches devraient, selon vous, ne plus jamais être faites manuellement par un gestionnaire en 2026 ?
Le lettrage, le rapprochement bancaire, les relances de base, les exports, les justificatifs récurrents. C’est répétitif, ça prend un temps fou et ça crée des erreurs évitables. Un bon outil doit le faire en continu, pas “en fin de mois dans l’urgence”. Le gestionnaire ne devrait plus passer ses journées à recoller des morceaux.
Et tout ce qui est copier-coller : répondre dix fois à la même question, redemander les mêmes pièces, renvoyer les mêmes documents. En 2026, un gestionnaire ne doit pas être un centre d’appels administratif. Son rôle, c’est de gérer les cas complexes et sensibles. Le reste doit être pris en charge par le logiciel.
Agences traditionnelles, ADB indépendants, réseaux structurés :
Voyez-vous des différences majeures d’adoption et de maturité digitale selon les profils ?
Oui : les ADB adoptent vite quand ils voient un gain immédiat de temps et de charge mentale. Souvent, ils sont seuls, donc chaque heure gagnée compte vraiment. Les agences traditionnelles basculent quand l’équipe arrive à saturation : trop de lots, trop de demandes, trop de pression. Là, le besoin devient urgent et concret.
Les réseaux structurés cherchent surtout la standardisation et le pilotage : mêmes règles, mêmes indicateurs, même qualité partout. Ils peuvent être plus lents au départ (validation, intégrations), mais l’impact est énorme une fois lancé. Au fond, ce qui déclenche l’adoption n’est pas la “tech”. C’est la promesse tenue d’un quotidien plus simple.
À moyen terme, comment imaginez-vous l’évolution du métier de gestionnaire locatif :
plus technique, plus relationnel, plus pilotage… ou les trois à la fois ?
Les trois : technique, relationnel, pilotage… mais avec moins d’exécution répétitive. Le gestionnaire doit rester l’expert des situations délicates et le garant de la relation propriétaire/locataire. Ce qu’il lui faut, c’est une vision claire : ce qui bloque, ce qui dérape, ce qui est prioritaire. Et des actions simples pour corriger.
Le métier redevient respirable quand on arrête de le transformer en usine à documents. La “technique”, demain, c’est surtout savoir s’appuyer sur des automatismes et lire des indicateurs utiles. Au final, ça donne des équipes plus calmes, plus disponibles, et un meilleur service. Et ça, c’est bon pour tout le monde.
Pour voir ce changement concrètement, c’est sur www.rivage.immo
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