Les impôts locaux et taxes d’urbanisme pour 2024

Les récents ajustements des impôts locaux et des taxes d’urbanisme pour l’année 2024 apportent des changements significatifs qui affectent les contribuables et les collectivités locales. Focus sur les principales évolutions législatives à prendre en compte :

 

1. Revalorisation des plafonds de revenus pour certains dispositifs de réduction de la taxe foncière :

Pour l’année 2024, les plafonds de revenus à ne pas dépasser pour bénéficier de certains dispositifs visant à réduire le montant de la taxe foncière sur les propriétés bâties ont été augmentés. Cette revalorisation, correspondant à 4,8 %, suit la même tendance que les tranches du barème de l’impôt sur le revenu.

Les limites de revenus établies par l’article 1417, I du Code Général des Impôts (CGI) pour bénéficier des allégements (exonération, abattement, dégrèvement) de taxe foncière sont désormais fixées à 12 455 € pour la première part du quotient familial et à 3 326 € pour chaque demi-part supplémentaire. Des plafonds dérogatoires sont également prévus pour certaines catégories de redevables.

De plus, les seuils de revenus pour bénéficier du plafonnement de la taxe foncière sont également ajustés, s’élevant désormais à 29 288 € pour la première part du quotient familial, 6 843 € pour la demi-part suivante, et 5 387 € pour chaque demi-part supplémentaire.

 

2. Actualisation des exonérations de taxe foncière pour les logements économes en énergie :

Les conditions d’exonération temporaire de la taxe foncière pour les logements répondant à des critères de performance énergétique élevés ont été révisées afin de prendre en compte les dernières évolutions en matière de rénovation et de construction de logements.

À partir du 1er janvier 2024, les logements neufs peuvent bénéficier de cette exonération s’ils satisfont aux mêmes critères de performance énergétique que ceux exigés pour l’exonération des logements sociaux. Les collectivités peuvent désormais exonérer ces logements à hauteur de 50 % à 100 % de la base d’imposition, pour une durée de cinq ans.

Par ailleurs, pour les logements anciens, à compter du 1er janvier 2025, l’exonération s’appliquera aux logements achevés depuis plus de dix ans et ayant bénéficié de dépenses de rénovation énergétique. Les conditions d’éligibilité et les modalités d’application de cette exonération ont également été ajustées pour refléter les changements récents dans le domaine de la rénovation énergétique.

Ces ajustements apportent des changements importants dans les dispositifs de réduction de la taxe foncière, visant à encourager la performance énergétique des logements et à soutenir les contribuables aux revenus modestes. Les contribuables et les collectivités locales sont invités à se familiariser avec ces nouvelles règles afin de bénéficier pleinement des avantages offerts par ces dispositifs.

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