Un programme de formation initiale de 42 heures vise à professionnaliser les nouveaux entrants du secteur immobilier.
Introduction
Après dix ans d’attente depuis la loi ALUR et une décision du Conseil d’État en février 2025, la formation initiale des collaborateurs d’agents immobiliers (négociateurs, mandataires commerciaux, etc.) s’apprête à devenir obligatoire. Les consultations menées au sein du Conseil national de la transaction et de la gestion immobilières (CNTGI) ont abouti à des recommandations claires sur le contenu du futur décret, qui concernera environ 120?000 collaborateurs du secteur. Au programme : un cursus de 42 heures de formation mixte (présentiel/distanciel) ou 18 mois d’expérience comme prérequis, avec des exceptions pour les professionnels déjà en poste. L’objectif affiché est de professionnaliser la filière tout en renforçant la confiance des clients, le tout selon un calendrier réglementaire serré.

Une réforme attendue et concertée par le CNTGI
Les débats autour de la formation initiale obligatoire ont été vifs, mais un consensus commence à émerger. Après une série de trois consultations au sein du CNTGI, les principaux syndicats professionnels de l’immobilier (FNAIM, UNIS, SNPI) ainsi que des associations de consommateurs ont mis au vote le 25 juillet 2025 les contours de la future formation initiale pour les collaborateurs d’agences immobilières et de syndics. Bien que purement consultatif, ce vote sert de base au gouvernement pour la rédaction du décret à venir, comme l’a indiqué le ministère du Logement.
Cette réforme fait suite à une injonction du Conseil d’État qui, saisi par la FNAIM face à l’inertie réglementaire, a ordonné en février 2025 au gouvernement de publier le décret sous six mois. Autrement dit, le texte doit paraître d’ici fin août 2025, après quoi il sera présenté aux professionnels – le gouvernement prévoyant une annonce officielle mi-septembre. L’enjeu est de combler un vide juridique persistant depuis 2014 et de mettre fin à l’absence de cadre formel pour la compétence initiale des nouveaux entrants.
42 heures de formation ou 18 mois d’expérience : les deux voies envisagées
Selon les recommandations actuellement retenues, deux options équivalentes permettraient de satisfaire à l’obligation de formation initiale : justifier de 18 mois d’expérience professionnelle dans un poste immobilier similaire, ou suivre 42 heures de formation dédiées. Ce cursus de 42 heures, proposé par la FNAIM et soutenu par les organisations professionnelles, se décomposerait en 28 heures en présentiel et 14 heures à distance. L’idée est d’alterner cours physiques – pour les fondamentaux juridiques, éthiques, commerciaux – et modules en ligne visant à consolider les acquis. Ce format mixte fait écho aux demandes du terrain, alliant pratique encadrée et souplesse pédagogique.
En parallèle, l’expérience «?sur le tas?» constitue l’autre voie de validation : un collaborateur ayant déjà 18 mois de pratique dans la transaction, la gestion ou le syndic serait réputé maîtriser le socle de compétences requis. Ces deux critères alternatifs (formation ou expérience) devraient offrir une certaine flexibilité aux employeurs lors du recrutement de nouveaux collaborateurs, en reconnaissant la valeur de l’expérience tout en garantissant une formation minimale commune pour ceux qui débutent sans pratique préalable.
Collaborateurs déjà en poste : une dispense pour les habilités actuels
Bonne nouvelle pour les professionnels actuellement en poste : le décret ne reviendra pas sur les situations acquises. En effet, les collaborateurs déjà habilités avant l’entrée en vigueur du décret seraient exemptés de cette formation initiale obligatoire. Autrement dit, toute personne disposant d’une attestation d’habilitation délivrée avant la date d’application sera automatiquement considérée comme compétente au regard des nouvelles exigences. Cette clause, prévue de longue date (la loi ELAN de 2018 avait sécurisé les habilitations existantes), vise à éviter une application rétroactive et à concentrer la réforme sur les nouvelles recrues. Les agents immobiliers titulaires de la carte professionnelle, de leur côté, ne sont pas directement concernés par ce cursus initial – ils restent soumis à leurs obligations de formation continue de 42 h sur 3 ans déjà en vigueur.
Un objectif clair : professionnaliser sans freiner l’accès au métier
Pour la FNAIM et les instances professionnelles, l’instauration de cette formation minimale répond avant tout à un objectif de montée en compétence de la filière. «?Cette formation vise à professionnaliser les acteurs, non à ériger des barrières?», a rappelé Loïc Cantin, président de la FNAIM. En dotant chaque nouvel entrant d’un socle de connaissances solide – qu’il soit acquis par une formation courte mais intensive ou par l’expérience encadrée – la profession espère harmoniser le niveau de compétence à l’embauche. Il s’agit d’améliorer la qualité du service, de protéger les consommateurs des pratiques abusives et de rehausser l’image d’un secteur parfois critiqué.
Les acteurs du secteur restent toutefois vigilants sur les modalités précises d’application. La FNAIM insiste par exemple pour que soit mise en place la Commission de contrôle prévue par la loi ELAN, afin de veiller à la bonne application de ces nouvelles obligations. D’autres experts appellent également à un contrôle rigoureux des acquis (examen final, certification) pour garantir que la formation initiale ne soit pas qu’une formalité, mais bel et bien un gage de crédibilité supplémentaire pour la profession immobilière. Dans tous les cas, si elle est bien conçue, cette réforme devrait renforcer la confiance des clients, faciliter la défense des honoraires et accroître l’attractivité des carrières dans l’immobilier.
Se préparer dès maintenant : organismes de formation et calendrier à suivre
Le décret n’ayant pas encore été publié, son entrée en vigueur précise reste à confirmer. Néanmoins, au vu de l’échéance imposée (fin août 2025) et des annonces gouvernementales, les agences immobilières doivent s’attendre à ce que dès l’automne 2025 toute nouvelle embauche de collaborateur non expérimenté nécessite ce cursus initial de 42 heures ou une justification d’expérience. Le calendrier réglementaire s’annonce donc serré : la profession pourrait disposer de peu de temps pour se conformer à la nouvelle donne.
Il est donc fortement conseillé d’anticiper ces obligations. Les employeurs gagneraient à identifier dès maintenant les besoins de formation de leurs recrues potentielles et à prendre contact avec des organismes certifiés. D’ailleurs, des acteurs de la formation, à l’instar de MaFormationImmo, se déclarent d’ores et déjà prêts à accompagner les professionnels du secteur. MaFormationImmo propose par exemple des formations présenticielles conformes aux exigences pressenties du futur décret, afin de permettre aux agences et réseaux immobiliers de sécuriser leurs recrutements en toute sérénité.
MaFormationImmo : des formations conformes, en présentiel et à distance
Afin de permettre aux agences immobilières d’anticiper l’obligation réglementaire à venir, MaFormationImmo propose dès aujourd’hui des formations initiales complètes adaptées aux exigences du futur décret. Celles-ci comprennent notamment :
- Des formations en présentiel, organisées dans toute la France, assurant les 28 heures prévues par le cadre réglementaire ;
- Des modules de formation à distance (visioconférences interactives, e-learning, webinaires) pour compléter les 14 heures requises en distanciel.
Ces formations, conformes à la loi ALUR et certifiées Qualiopi, sont conçues spécifiquement pour répondre aux besoins opérationnels des collaborateurs immobiliers. Elles couvrent l’ensemble des fondamentaux indispensables : juridique, commercial, réglementaire, et éthique).
En faisant appel à MaFormationImmo, les agences immobilières, les réseaux bénéficient ainsi d’un accompagnement clé en main, facilitant leur mise en conformité immédiate avec les futures obligations légales.
Conclusion : anticipez la nouvelle obligation pour garder une longueur d’avance
Cette formation initiale obligatoire des collaborateurs immobiliers s’annonce comme un tournant pour la profession. Portée par une volonté de rehausser le niveau de compétence dès l’entrée dans le métier, elle va transformer les pratiques de recrutement et d’intégration des négociateurs immobiliers. Le décret final est attendu dans les prochaines semaines et avec lui, possiblement, des précisions sur les contenus pédagogiques et les modalités de contrôle.
Les agences et responsables RH ont tout intérêt à prendre les devants : en se tenant informés des évolutions réglementaires et en planifiant sans tarder la mise en conformité de leurs nouveaux collaborateurs, ils éviteront toute mauvaise surprise lorsque la règle deviendra effective. En mobilisant dès maintenant les ressources de formation adaptées – y compris via des partenaires comme MaFormationImmo – les professionnels de l’immobilier pourront répondre aux exigences du décret dès sa parution, tout en valorisant auprès de leur clientèle un engagement proactif en faveur de la qualité de service et du professionnalisme.




